A toi qui vis loin d’ici

Credit:loveinside.com
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Depuis que tu t’es envolée vers un autre horizon, loin de cette ville où tout a commencé, je sens mon esprit tanguer entre blues et admiration. Pour tout te dire, tu m’as rendu admiratif de tous les signes d’affection dont tu as marqué mon esprit comme un être marque d’une empreinte son existence. Sur chacune de ces photos que tu m’as laissées en souvenir et que je contemple religieusement, je trouve le reflet d’un rapport fusionnel que la distance éprouve aujourd’hui. Vois-tu? Je me suis toujours convaincu que les relations à distance c’était pour les autres. Hélas! C’est quand on le vit qu’on fait vite de déchanter. S’enticher de quelqu’un qui vit ailleurs, très loin de la chaleur de ses bras. Pas simple comme équation. D’ailleurs je me demande bien comment tu t’en sors sans moi.

Comment te prends-tu pour combler ce vide laissé dans ton nouveau cadre de vie ? De quoi meubles-tu désormais tes soirées ? Est-ce aussi agréable que ces virées que nous nous offrions ensemble en amoureux ? Il se peut qu’avec le temps tu aies appris à mieux t’y faire. Ce qu’il en est pour toi je ne le saurai peut être jamais assez. Pour ma part m’éloigner de toi est un crève-cœur que je dissimule derrière le sourire que j’arbore tel un masque sur le visage. Je me mets à rêver d’une autre vie où j’aurai le don d’ubiquité pour être en ta compagnie quand ça me chante. J’aurais le pouvoir d’apparaitre et réapparaitre en tout lieu et en temps voulu. Ni les frontières, ni le temps ne seraient des obstacles de taille pour nous séparer. Dans mon esprit je me plais à remonter le temps, à retourner aux origines de cette histoire idyllique écrite ensemble. Te souviens-tu de notre première rencontre ?

Je me rappellerai toujours du soir où je faisais par un heureux hasard ta découverte. Mon regard se posait au détour d’une conférence à l’hôtel sarakawa sur ton visage rayonnant de grâce et de beauté. Avant même de t’aborder je pouvais déjà lever le mystère sur ton nom. Comme par providence une connaissance à toi qui se tenait au loin dans le hall criait ton nom en faisant de grands signes. Ma plus belle découverte du jour s’appelait Awa. Au premier contact qui s’établit entre nous ce jour-là, des échanges de civilité et rien de plus. Cela n’a pas suffi à allumer la moindre étincelle et rien ne semblait nous disposer à envisager d’aller plus loin, d’aller au-delà d’une amitié. Même pas le présage d’un éventuel rapprochement. Je paraissais trop jeune pour toi et moi je te trouvais trop belle et trop distinguée à mon gout. Tu étais le genre de personne avec qui j’appréhendais mal une quelconque aventure, une femme qui ne passe jamais inaperçue et ne laisse jamais personne indifférent.

J’avoue avec le recul que tu as raison de penser que la vie se moque parfois de nous. Elle recèle des surprises les plus insoupçonnées. Les expériences que nous redoutons le plus peuvent parfois se révéler comme les plus savoureuses. Ce que nous ne semblons pas vraiment considérer peut subitement prendre de la valeur à nos yeux et devenir ce que nous chérissons le plus au monde. C’est un peu ce qui nous est arrivé. Nous ne voyions rien venir et notre aventure s’est imposée d’elle-même.

A mesure de nous côtoyer l’affinité se construisait, se développait pour franchir au final le cap de l’amitié. L’impression devenait forte de te connaitre depuis bien longtemps. Je découvrais une femme d’un esprit brillant. Une complicité était née. S’en suivent les étreintes à n’en point finir, nos balades bras dessus bras dessous, nos coutumières heures de détente dans le doux vent de la plage où, nos pieds entremêlés dans le sable fin, nous contemplions avec délectation le mouvement des vagues.

Tout m’a l’air désormais d’un changement brusque, d’un pari aussi osé que celui d’un saut dans le vide. N’empêche, ce pari en vaut tout de même la peine. Je vois dans cette épreuve non pas une peine mais une nouvelle page de notre histoire qui s’ouvre. A quoi bon tout plaquer quand tu fais de moi un homme comblé ? A quoi bon tout remettre en cause quand je ne vis le meilleur qu’avec toi ?

Puisqu’on ne vit qu’une fois (telle est ma conviction), je ne peux qu’assumer pleinement cette aventure sans le moindre regret dans les bons comme les mauvais jours car tu restes celle que je préfère pour ma courte vie.

 

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Eli
Je suis Roland Eli Akue, jeune juriste passionné de littérature et du social media. Ce blog se veut l'écho des réalités que je vis, de même qu'un créneau pour faire découvrir et découvrir des autres. Je vous y attends donc pour vous embarquer dans mon aventure sur Mondoblog. Alors en route!

2 réflexions au sujet de « A toi qui vis loin d’ici »

  1. Quand le coeur est rempli de ressentiment, la langue n’est qu’un parfait serviteur qui dictant les mots à la plume, partage avec les autres les peurs les joies. L’impression de voir partir la moitié de soi. Celle sans laquelle on se sent incomplet et asphyxié. Mais aussi et surtout l’espoir ou mieux, la conviction de belles surprises restant pour l’instant dans le secret des dieux, surtout de celui de l’amour.
    La fatalité n’existe ne pour ceux qui baissent les bras avant le début des hostilités. Que l’avenir nous dise de bien bonnes choses sur la destinée de l’amour dont tu parles…
    Beau billet

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